Croisière Côte Fleurie
La voile à la portée de tous !
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Nardoa - 12 et 13 septembre 2020

3 maquereaux , 2 belles journées et 1 regret


Equipage : Maryse, Stephan, Sophie ,Thierry, Isabelle et Laurent (Chef de bord)

C’est le genre de w-e dont la promesse n’est pas de longs bords , toutes écoutes bordées, avec une étrave fendant les vagues dans des gerbes d’écume… La promesse de ce w-e là, en  cette fin d’été « que l’on appelle dans le nord de l’Amérique l’été indien… » était plutôt de privilégier la convivialité lors de retrouvailles par grand soleil et petite brise pour un équipage notoirement sevré d’eau salée cette année, et qui entrevoyait plutôt favorablement la perspective à l’escale , en plus de l’incontournable partie de whist, d’une tournée de citron vert plutôt que de STUGERON.

Après une nuit ou la moitié de l’équipage s’est faite mollement bercer à bord, au pied de Solidor, nous embarquons l’autre moitié aux Bas Sablons le samedi matin et autour de croissants discutons des différentes options. Ouf ! Le citron vert à l’étape du soir sera adopté à l’unanimité ainsi que l’option portante «cap à l’est » déterminée par la petite brise d’Ouest virant Nord en fin d’après midi.
Une heure plus tard , passée la Crolante à la pointe de la Varde, nous remontons paisiblement le chenal de la Bigne sous un ciel plus gris qu’espéré. Le Havre de Rotheneuf et sa superbe plage sera le cadre magnifique de notre pause déjeûner. Nous respectons le calme de l’endroit, à peine troublé par quelques baigneurs, en déposant délicatement l’ancre par 1,50m de fond dans une eau parfaitement claire. La couverture nuageuse dissuadera l’équipage d’une baignade et c’est un regret car il semblerait que la baignade obéisse aux même lois qu’une campagne électorale, du moins selon l’ex-président Jacques Chirac – oui ami lecteur ! tu ne rêves pas, tu as bien lu, je crois pouvoir affirmer sans crainte d’être pris en défaut que c’est la première fois dans l’histoire de CCF que l’on va citer Jacques Chirac dans un compte rendu de navigation ! – à qui l’on demandait le secret de sa vitalité en campagne pour passer d’une foire à l’andouille à une estrade en place publique d’un obscur village et qui confiait, avec un sourire entendu, « à chaque occasion de manger, de pisser et de dormir, il faut en profiter car on ne sait jamais quand se présentera la suivante… » et bien pour la baignade c’est pareil …
C’est pour ne pas s’en être souvenu que l’équipage, rentrera de ce w-e estival, le maillot de bain sec ! Dommage …
Déjà se fait entendre le doux cliquetis de la ligne de mouillage se lovant au fond de sa baille (citation) et nous repartons, longeant le côte escarpée en direction de la pointe du Grouin. Trois maquereaux plus tard, à hauteur du Herpin, le vent bien que faible, a la bonne idée de virer nord comme annoncé pour nous permettre de rejoindre Cancale sans effort, ou plus exactement… Port Mer. Une boule face à la plage nous accueillera fort agréablement pour la soirée et la nuit.

Au matin du dimanche, le soleil déjà haut nous accompagne pour le petit déjeûner « en terrasse » et le vent de E/SE suscite rapidement des envies de grandes envolées éoliennes . Mais il faut bien l’avouer, ce matin encore, notre «moteur primaire» s’essoufflera vite , nous contraignant en vue de Chausey à affaler un spi poussif pour infléchir notre route , déjeûner quasiment à la cape bien que réglés « grand largue » avant de faire route vers Saint Malo grâce au « moteur secondaire ». Dans une ultime et brève tentative, nous essaierons bien de profiter du thermique côtier de fin d’après midi avant de rentrer aux Bas Sablons qui en cette fin de dimanche a des allures de place de la concorde.
Pleins faits, équipage déposé pour moitié aux bas sablons, pour moitié à Solidor grâce à la toujours souriante et sympathique Sylvie, nous nous accorderons toutes et tous pour conclure que la promesse de ce w-e signé CCF a, une fois de plus, été tenue et n’était-ce pas là l’essentiel ?

Laurent