Croisière Côte Fleurie
La voile à la portée de tous !
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Nardoa aux journées du patrimoine


De Saint Malo à Saint Malo en passant par Saint Michel.
Chef de bord : François Ch.
Equipiers : Christian , Marc .
Après une défection de la moitié de l’équipage le vendredi en raison d’un certain virus, nous reconstituons samedi matin en urgence, un nouvel équipage avec le bel engagement matinal de Christian.
Samedi 19 septembre :
Départ des Bas Sablons, un peu avant l’apparition du seuil avec ce fort coefficient, déjeuner à la boule à Dinard. Sans vent, nous longeons la côte cap à l’Est. Nardoa croise Solaster à la Roche Herpin avec un bataillon de solides gaillards à bord, qui nous indiquent un très bel îlot, au fond de la baie où ils sont allés ce matin.
Le spi est envoyé, et Nardoa met le cap à l’Est. Le vent tombe, le spi est rangé dans son sac, le génois rentré, mais Nardoa continue à nettement accélérer pour tenir une moyenne de 6 nds avec une grand-voile faseyante,  et aucune hélice.  L’îlot se rapproche.
A la nuit tombante et une demie heure avant le plein, Nardoa fait le tour du Mont Saint Michel, côté Ouest puis  Sud, dans le Couesnon,  sous les crépitements des flashs. Nardoa fait demi-tour et retourne côté Nord, plus calme, pour mouiller l’ancre par trois mètres de fond, devant la Bastille de la Tour Boucle, sans crainte d’évitement, étant le seul navire autour de l’îlot.  Le bateau se pose, le Jurançon coule, les lumières de l’abbaye s’éteignent.
Dimanche 20 septembre : les cloches de l’abbaye nous réveillent avec le lever du jour, et de la brume qui nous cache la flèche de l’Archange. Descente sur le sable et promenade sur les remparts et dans la rue totalement vide. Le bruit du mascaret nous rapproche de l’échelle à l’arrière du bateau. Je suis le manuel du chef de bord et vérifie que Christian est bien là, au moment de l’embarquement. Le flot arrive calmement dans un premier temps puis de manière virulente quand le bateau commence à flotter.
La chaîne se tend, nous mettons tous les maillons sous l’eau puis la relevons quand le courant se calme, une heure avant le plein. Nardoa repart alors en suivant exactement les petits cailloux noirs et blancs de son chemin de la veille, sur l’écran.
Retour aux Bas Sablons, en passant par la Vieille Rivière et la Bigne, avant de rentrer dans un port qui se vide encore pour atteindre un niveau très bas et faire se rapprocher les passerelles de la verticale.    
Magnifique week-end avec un équipage en modes contemplation et jubilation.  Magique.